Investir dans les foncières cotées : c’est maintenant ou jamais

A un stade où la crise financière arrive à son terme, on prévoit une nouvelle relance économique qui impactera vraisemblablement sur la tenue des investissements en immobilier. En Europe comme en France, la croissance de l’économie s’amorce et se maintient à un rythme constant. Des secteurs sont plus dynamiques que d’autres notamment la location d’immeubles de bureaux. D’autre part, la situation entraîne une relance de la consommation grâce à une baisse du coût d’emprunt. D’après Laurent Saint Aubin, spécialiste en gestion d’actions chez le groupe européen Sofidy, cet ensemble d’événements représente la phase idéale pour commencer à investir dans les foncières cotées.

Foncières cotées : Analyse de la situation

C’est donc dans un contexte de redressement que la reprise des investissements peut s’apprécier. En dépit d’une croissance économique mitigée, les opportunités immobilières semblent gagner de vitesse. Les études révèlent que dans certains secteurs comme l’immobilier de bureau francilien, les transactions connaissent une hausse vertigineuse après une longue période de faiblesse. Et en plus d’une augmentation généralisée du prix, le marché locatif est également dopé par un taux d’intérêt relativement faible. Selon les sources, la Banque Centrale Européenne ne prévoit une hausse des taux que d’ici la fin de 2018. L’investissement est ainsi plus favorable en misant sur des valeurs de croissance. Et pour parer à la volatilité du marché, les fonds des foncières cotées apparaissent comme des solutions rentables sur un cycle plus long (comme en témoigne l’indicateur loyers/salaire à 15% dans les murs de bureaux). Avec l’effort des autorités étatiques à optimiser leurs dépenses pour maîtriser l’équilibre interne, les foncières peuvent profiter d’un environnement politique moins risqué et élaborer une stratégie plus performante. Par conséquent, cela entraîne une affluence de capitaux et une priorisation des valeurs exposées uniquement sur le marché domestique.

En quoi les foncières cotées sont-elles actuellement favorables ?

Il est certain que face à une situation économique stable, l’investissement dans les foncières cotées est plus rémunérateur. A cela s’ajoute une conjoncture immobilière favorable pour redonner confiance aux investisseurs quant au potentiel rendement procuré par ce type de placement. Par ailleurs, le maintien d’un taux d’emprunt bas permet de profiter du levier de la dette. En somme, investir dans la foncière cotée s’inscrit dans un double intérêt: celui du levier de la dette pour obtenir un rendement élevé et la hausse de la valeur du patrimoine immobilier (par rapport à la valeur en bourse) pour tirer profit de plus grosses plus-values. En guise d’illustration, le bilan d’activités d’Unibail Rodamco au premier semestre 2017 a fait état d’une émission de deux obligations d’une valeur commune de 500 millions. La première affiche une maturité résiduelle de 12 ans pour un intérêt fixe de 1,75%. La seconde s’étend sur 20 ans pour un coupon de 2%. En théorie, les revenus qui découlent de cette émission génèrent un supplément de liquidités et allongent la période de remboursement de la dette.

Les lignes de priorité en 2017

Les points forts du secteur actions reposent sur 5 éléments :
  1. Coût de financement faible
  2. Gestion locative active
  3. Revenus fonciers optimisés
  4. Niveau de valorisation élevée
  5. Bonne réputation sur le marché
C’est à ce titre que les foncières a su réaliser des performances uniques en maintenant leur progression de valorisation (marge d’évolution transcendante). Cela est notamment dû à une politique de sélection intelligente qui intègre des valeurs potentiellement rentables. Quant à la diversification de leur portefeuille, la composition sur indice est autant possible qu’une sélection hors indice. Leur stratégie d’investissement ne pose pas de restrictions particulières malgré une valeur de patrimoine intermédiaire sur le marché boursier.
L’objectif des fonds étant de rassembler des valeurs sûres (allemandes, françaises et espagnoles) pour stimuler leur performance.
Cette stratégie est également en accord avec une politique de spécialisation sectorielle ayant pour but de renforcer leur position sur les scènes françaises et européennes.